A’andisa : le film de Kevin Mayamba qui a défié tous les pronostics.

A’andisa est le tout premier du réalisateur Kevin Mayamba en tant que Réalisateur. Bien qu’ayant travaillé dans d’autres projets, A’andisa est sa première signature en tant que tel nous dit-il. Coup d’essai coup de maître parce que le film compte à l’heure actuelle plus d’une vingtaine de prix acquis à travers le monde. Kevin Mayamba et son équipe en sont fières, bien que manquants les mots pour nous l’exprimer.

C’est tant bien que mal que nos rédacteurs ont pu le joindre pour échanger avec lui sur ses impressions sur l’énorme succès du court-métrage au travers du monde entier. Heureusement pour nous, bien qu’ayant plusieurs occupations, entre autres un tournage en court, Kevin Mayamba a pu nous glisser quelques mots que nous vous retranscrivons dans les lignes qui suivent :

Rédaction : Bonjour Kevin, pour les lecteurs de cinecongo, pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Kevin Mayamba : Né le 20/02/1992 à Kinshasa en RD Congo. Détenteur d’un diplôme de licence en Administration et Gestion de Base de Données Informatique de l’ISIPA et d’un Brevet en Réalisation Audiovisuelle de l’Institut Congolais de l’Audiovisuel. Après avoir été Directeur de la photographie et Assistant réalisateur sur des nombreux tournages, je me consacre désormais à la réalisation.

R : Qu’est-ce qui vous à motivé à faire ce film ?

K : D’abord la passion, puis le thème et l’histoire du film.

R : C’est quoi le synopsis du film ?

K : Marinelle, jeune fille âgée de 20 ans, n’a jamais connu son père ; Elle vit aux côtés de sa mère dans la débrouille. Enceinte d’un homme de 50 ans avec qui elle vit. Celle-ci décide d’avorter mais sa mère s’oppose jusqu’à découvrir que l’auteur de cette grossesse n’etait autre que le père de sa fille, son ex-mari.

R : Quel est votre ressenti en voyant votre premier film être accueilli ainsi par le public ?

K : Le résultat d’un travail bien fait de toute une équipe, chacun a pu donner les meilleurs de soi. Je suis très content.

R : Comment avez-vous fait pour obtenir ce casting ?

K : Mes acteurs principaux (Guetty Lembe, Guyguy Diangikulua, Julio Lolo) je les connaissais bien déjà puisque j’ai eu à travailler auparavant avec eux sur les plateaux de tournage excepté Patrick Kabundi mais la symbiose était juste parfaite.

R : À quand le prochain projet ?

K : C’est pour cette année ! Mdr J’y travaille !

R : Personnellement, vous avez remporté des prix dans plusieurs pays du monde, votre gouvernement vous a-t-il honorer ? Pourquoi ?

K : Non pas du tout. J’ai eu à maintes reprises solliciter une audience pour pouvoir rencontrer madame la Ministre mais sans suite.

R : Quel conseil donneriez-vous à un débutant dans ce métier ?

K : D’aimer ce qu’ils font , s’y donner à fond et savoir patienter. Le résultat ou le succès ne vient pas forcément au premier coup.

R : Avez-vous un mot pour notre rédaction ?

K : Bon vent et plein succès à votre magazine !

R : un dernier mot ?

K : Merci beaucoup à la rédaction pour m’avoir donné cette opportunité de me faire connaître à ceux-là qui me connaissent pas encore. Je me sens honoré !

Après cet entretien, Kevin Mayamba nous a communiqué la liste des différents festivals dans le monde qui ont primé le film :

Nominations 2021 & 2022:

  • CLAPPERBOARD GOLDEN FESTIVAL (Saõ Paulo, Brésil, Mars 2021)
  • AFRICAN MOVIES ICONS AND CELEBRITY AWARDS (Freetown, Sierra Leone, Novembre 2021)
  • FIRST TIME FILMMAKER FESTIVAL (Londres, ROYAUME UNI, Septembre 2021) FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINÉMA DE KINSHASA – FICKIN (Kinshasa, RDCONGO , Nov 2021)
  • CONGO FILMZ AWARDS (Kinshasa, RDCONGO Nov 2021)
  • FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA DE L’AFRIQUE CENTRALE – FESTICINE (Brazzaville, RCongo Octobre 2021)
  • YARHA FILM FESTIVAL (Yaoundé, Cameroun Oct-Nov 2021)
  • LOS ANGELES INTERNATIONAL FILM FESTIVAL (Los Angeles, USA Nov 2021)
  • BENIN CITY FILM FESTIVAL (Benin City, NIGERIA Nov 2021)
  • CINEMAKING INTERNATIONAL FILM FESTIVAL (DHAKA, BANGLADESH Dec 2021)
  • FESTIVAL DU CINÉMA AU FÉMININ – CINEF (Kinshasa, RDCONGO Sept-Oct 2021)
  • BITESIZE FILM FESTIVAL (Tokyo, Japon, Septembre 2021)
  • FREE INDEPENDENT FILM WEEKEND (Stuttgart, Allemagne, Juillet 2021)
  • FESTIVAL DE FILM GRAND PUBLIC TOGO (Lomé, Togo, Septembre 2021)
  • INDIAN INTERNATIONAL FILM AWARDS (New Delhi, Inde, Avril 2021)
  • LIFT-OFF GLOBAL NETWORK SESSION (Londres, Angleterre, Mai 2021)

Prix 2021 & 2022:

  • MEILLEUR COURT-MÉTRAGE À INDIAN INTERNATIONAL FILM AWARDS Avril 2021
  • MEILLEUR DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE À INDIAN INTERNATIONAL FILM AWARDS (INDE) Avril 2021
  • MEILLEUR COURT-MÉTRAGE AU FESTIVAL DE FILM GRAND PUBLIC (TOGO) Septembre 2021
  • MEILLEURE ACTRICE 1er RÔLE AU FESTIVAL DU CINÉMA AU FÉMININ (CINEF (Octobre 2021)
  • MEILLEUR COURT-MÉTRAGE À CONGOFILMZ FESTIVAL AWARDS, Décembre 2021
  • MEILLEUR DÉBUTS À CONGOFILMZ FESTIVAL AWARDS, Décembre 2021
  • COUNTRY MENTION AWARDS À CINEMAKING INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, Janvier 2022
  • CLAPPERBOARD GOLDEN FESTIVAL, Saõ Paulo, Brésil, Mars 2022
  • 38è FESTIVAL VUES D’AFRIQUE, Montréal, Canada, Avril 2022

J.J Akwane et le défi de vendre positivement l’image du Congo grâce à la série “JAMAA”

C’est avec une immense joie que Mr J.J a été accueilli à notre rédaction, lui qui se caractérise par son silence parsemé d’un savoir faire à la hauteur du grand Congo, a aujourd’hui décidé de parler. Lors d’un bref échange, J.J, pour les intimes, s’est dit satisfait de la tournure que prennent les choses pour la promotion de son “JAMAA”, une série dont il est fière de porter et de montrer les couleurs. Dans les lignes qui suivent, vous pourrez vous-même vous rendre compte de ce qu’à porter l’entretien de J.J avec notre rédaction.

R : Brève présentation de toi ?

J.J : J.J. Akwane, réalisateur, écrivain, producteur de cinéma. Et aussi publiciste

R : Parlez-nous de la série Jamaa et de l’intérêt que tu lui portes ?

J.J : Jamaa est l’histoire d’une riche famille, des enfants livrés à une vie de libertinages, des guerres d’égos sans précédents entre frères et sœurs et qui prend des formes schématiques émotionnelles inimaginables… L’intérêt premier a toujours été de divertir le public avant tout, puis de faire du Novelas Congolais, c’est à dire vendre positivement l’image de notre beau pays à la face du monde en commençant par les congolais eux-mêmes.

R : Jamaa a traversé plusieurs années pour être clôturée, c’est dans un soucis de perfection où il y a une autre raison?

J.J : Le souci de perfection a toujours été au cœur de ce projet Jamaa, depuis sa genèse. Et puis d’autres soucis fut ceux des ressources financières, logistiques et humaines…

R : Jamais parle de beaucoup de chose, d’amour, de business, de trahison, mais dans un autre registre, cinéma nous vous retrouvons dans un autre film “Table 23” qui peint à nouveau la trahison… Coïncidence ?

J.J : Pire coïncidence…😊

R : Souvent nous retrouvons ou presque les mêmes visages dans vos films et séries, c’est genre on ne change pas l’équipe qui gagne?

J.J : En partie oui. Mais vous savez avec un budget aussi serré qu’on a dans le cinéma congolais, on ne peut se permettre de changer le casting à 80%, parce que déjà nous n’avons pas un large casting de talents et de 2, travailler avec des personnes qui maîtrisent déjà les contraintes de la production congolaise est plus pratique qu’avoir de nouvelles personnes qui devront encore s’adapter à cette réalité déjà complexe…

R : Que pensez-vous que la RDC pourrait apporter comme contribution au cinéma mondial, le fait-il déjà ?

J.J : Le cinéma est avant tout un Art. Un art de divertissement (business). Et le cinéma est aussi un outil politique et culturel. Etant artiste nous réalisons des œuvres qui vont divertir le public et vendre notre culture localement et au monde entier. Comme outil politique, quand nous aurons suffisamment des moyens nous tournerons aussi cet art de Divertissement vers un Art plus politique pour changer le Congo et contribuer au changement du monde.

Je ne saurais dire que le cinéma congolais contribue déjà au cinéma mondial car son industrie tarde encore lourdement les pas.

R : Un mot pour notre rédaction…

J.J : Je suis fier d’avoir pu échanger ces quelques mots. Connaissant cette rédaction et sa belle réputation depuis des années, je suis surpris agréablement de passer chez elle pour atteindre un public que je penses large de part l’audience de votre rédaction. Mes salutations artistiques à toute l’équipe…

R : Merci !

J.J : C’est moi qui vous en remercie…