Cinecongo
« Butu » de Kevin Mayamba : une avant-première réussi.

L’événement a vécu ce dimanche 19 février 2023, comme promis par les organisateurs, il faut le dire, c’était un événement haut en couleur.

Liant l’utile à l’agréable, « Tout facile studio » la structure coorganisatrice de l’avant-première, a d’entrée de jeu installé un climat propice dans le but de détendre les invités, mais aussi, par la même occasion, de faire la promotion des départements contenus dans la structure : c’est-à-dire « tout facile girl » (les mannequins) ainsi que le département son qui s’occupe des musiciens.

Après la prestation des musiciens, gag et mannequins, un bref documentaire sur la création et le développement de tout facile studio a été projeté, suivi du mot de son Directeur Général, en la personne de Jephté IBUKA.

C’est alors que son discours laisse place au « main events » la projection en avant-première du film « BUTU » réalisé par Kevin MAYAMBA.

Le film Butu, d’une durée de 38 minutes, n’a pas laissé de marbre la centaine de participants à la projection. C’est un cocktail de drame, de comédie et de suspens.

Voici notre avis sans spoil : Le personnage principal avance lentement et progressivement vers un but qu’il cherche à atteindre de tout son cœur. Il finit par avoir un entourage, des personnes qui vont l’aider à avoir ce qu’il désire, mais le prix à payer est beaucoup trop lourd pour ses épaules.

Dans l’ensemble le film est assez bien amené, un cadre et une direction photo qui captive. Le jeu d’acteur n’est pas du tout mal, le grand « Elbas Manuana » reste égale à lui-même, plein de talent, mais le tout se noie un peu sous certaine longueur des scènes. Les scènes émouvantes sont parfois portées par le personnage principal et une figurante dont on ne sait pas trop son apport dans le film.

On ressent le besoin de voir plus, mais le sentiment qui nous reste à la fin est celui d’un film qui devait être un long-métrage. Lorsque l’enjeu commence vraiment, lorsqu’on sent que là, on va aller quelques parts et les actions de chaque personnage se dessinent enfin, c’est à ce moment-là que le film fini.

Résumé de la soirée « Avant-première » du film « BUTU » de Kevin Mayamba
Le blog
Avant-première : « BUTU » de Kevin Mayamba

Après toute une attente, voici pour vous la nouvelle pour l’avant-première du film « BUTU ».

Venez savourer ce chef-d’œuvre signé par Kevin Mayamba l’homme du film multi-primé « A’ANDISA ».

Les billets sont déjà disponibles chez @tout_facilestudio

Date : 19 février 2023

Heure : 16h

Lieu : 40, Av. de la Gombe C/Gombe Réf : Hôtel Venus « ToutFacile Studio »

Contact & Réservation : +243 894 040 151

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Trésor Onema
Trésor Onema, pour un cinéma à Lubumbashi

En marge de la première de ces films « Kitofu » et « Anakapachia » qui va se tenir le 7 Janvier 2023 dans la salle Arupe à Lubumbashi, Trésor Onema répond aux questions de la rédaction de cinécongo.

Cinécongo est toujours à la recherche des talents pour la RDC et ce dans ce sens que notre rédaction vient de faire la rencontre du jeune et talentieux Trésor Onema, qui va bientot, c’est-à-dire le 7 Janvier 2023, présenter ses deux films « Kitofu » et « Anakapachia » à la salle Arupe dans la ville de Lubumbashi.

Voilà dans les lignes qui suivent, ce qu’a été l’essentiel de notre entretien.

Rédaction : Une brève présentation de vous et de votre parcours cinématographique.

TRÉSOR KASONGO ONEMA. Apprenti scénariste et réalisateur. Je commence mes débuts en cinéma précisément en 2020 lors de la pandémie du covid19. Alors que je n’avais aucune base en réalisation et encore moins en écriture d’un scenario j’ai quand même conçu une série télévisée de 7 épisodes, dénommée ZAINA À WANATANSHI déjà disponible sur notre chaîne YouTube AFRIKA WANTANSHI.

J’ai qualifié cette série d’une rhapsodie🤭. Peu après j’ai rencontré le grand maitre Fils Ngeleka, avec lui je prends mes cours de cinéma tout en pratiquant et ce, jusqu’à ces jours. Je ne me lasse d’apprendre et de consulter les aînés tels que Pascal Musonge, le vieux Douglass etc.

Rédaction : parlez-nous du film Kitofu ?

Kitofu (Nombril) est un film de 28 minutes qui retrace une histoire de 1884. Il raconte les origines des deux peuples restés protagonistes depuis des décennies. Alors que la pénurie s’installe dans leur village, KUMWIMBA, l’ainé s’aventure dans la forêt mystérieuse en quête de nourriture. Seulement cette quête l’emporte des années durant et personnes n’avaient eu de ses nouvelles. Considéré mort pour tout le monde, son frère cadet, comme l’exige la coutume, prend pour en mariage la femme de son aîné. Ils ne pouvaient envisager le retour de ce dernier au bout de 4 ans d’absence. La pilule est amère pour KUMWIMBA. Il refuse de boire la coupe de réédition comme l’exige la coutume et engage un combat sans merci contre son frère cadet.

Rédaction : Parlez-nous du casting du film ?

Je détiens le Label cinématographique le plus stable de la ville depuis 3 ans et regorge une trentaine des jeunes parmi lesquels des filles. Mais j’ai dû choisir une actrice indépendante MELISSA MBANGA qui a joué dans Bad génération avec Victor et pour les hommes le casting n’a pas été difficile puisque les deux frères, Gauthier Boukson (Kumwimba) et Hariss Bahuge (Ilunga) font partie de mes meilleurs acteurs et Jean Luc Mwepu le vieux père aussi. J’ai eu la chance d’avoir des figurant sur place et même un rôle passif du vieux sage.

Rédaction : Qu’aimeriez-vous que les gens retiennent après avoir vu le film ?

l’histoire au départ était de prouver aux Kasaïens et Katangais qu’ils sont tous descendants d’un même ancêtre et qu’ils ne devraient pas se haïr autant. Cependant, dans mes recherches fort malheureusement je n’ai trouvé aucune source historique qui confirme mon hypothèse. J’ai quand même écris le film en m’inventant une réalité historique et c’est le message que je voudrai transmettre à ces deux peuples. Viendra probablement une deuxième partie☺🙏🏾

Rédaction : ) L’entrée est-elle gratuite ou payante ?

L’entrée est payante 10.000 FC le billet. 3 ans maintenant que nous travaillons, j’estime qu’en entendant un sponsoring probable, nous pouvons nous valoriser nous-même en diffusant nos films et faire payer.  Que les jeunes se retrouvent tant soit peu et se sentent encouragés.

Rédaction : Que pensez-vous de la condition de vie d’un cinéaste à Lubumbashi ?

Il n’est pas aisé de faire le cinéma à Lubumbashi. Il y a cette lenteur du public jadis habitué au théâtres 500fc avec un droit d’entrée d’une part et de l’autre part, le manque de confiance en nos réalisations, d’où le périple du cinéaste lushois. Quitte à nous de conjurer ce sort en surprenant le public par nos productions de haute qualité artistique scénaristique et visuelle.

Nous vous laissons avec cette bande annonce de « Kitofu »

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