EXT.RDC.JOUR : Le bonheur des cinéastes congolais est il ailleurs?

Déjà il y a, au sein des faiseurs des films du Congo, un débat houleux sur l’existence d’un cinéma congolais. Il y en a qui disent qu’il existe et d’autres : « qu’il n’existe pas, bien qu’il ait des congolais qui fassent des films ».

Tournage d’un film documentaire à Kinkole

Ici, il n’est pas lieu de réouvrir ce débat, mais plutôt d’exposer une situation qui s’avère être de plus facheux., car il met en veilleuse toute une frange d’artiste et ne leur permet pas de vivre de leur travail.

De prime abord, il faut 100$ US, pour les nationaux, à payer auprès de la  » direction générale de la culture », pour pouvoir filmer dans les rues de la ville.

Bien qu’il existe, et ce depuis 2010, un décret interministériel qui autorise (libéralise) les prises de vue, sauf sur des lieux jugés stratégiques (camps militaire, aéroport, etc), cela dans le but de permettre la circulation d’une image positive du pays, filmer dans les rues de la capitale n’est toujours pas évident.

Payer ou faire valoir la liberté des prises de vue, n’excluera en rien les tracasseries, soit de la part des forces de l’ordre, soit de la part des agents s’identifiant comme faisant partis des services de renseignements.

Les plus chanceux sont les journalistes. Enfin du point de vue liberté dans la prise de vue sur les lieux dites publics. Ils disposent, les journalistes, pour la plupart d’entre eux, d’une carte de presse, qui présentée à l’agent de l’ordre, atténue ou annihile la tracasserie.

L’équivalence de cette carte n’existe pas chez les cinéastes. Parce que, tout simplement, bien qu’il en existe une qui permet au ministère de la culture et des arts d’identifier et de recenser les artistes, elle permet surtout surtout de restreindre les mouvements et déplacement de son porteur en lui imposant un droit (pouvant aller de 50 a 80$) pour l’obtention d’un ordre de mission avant tout voyage en dehors du pays.

Être cinéaste ou artiste en général, n’est donc pas une partie de plaisir quand surtout ceux-ci veulent faire leur travail dans la legalité.

À suivre…

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